Comment contrôler l’hygrométrie d’une chambre froide négative pour une conservation optimale ?
- Pourquoi une chambre froide négative génère-t-elle de l’humidité et comment la maîtriser ?
- Pourquoi faut-il un clapet de décompression dans une chambre froide négative ?
- Quelle est la température idéale pour une chambre froide négative ?
- Guide complet des portes pour chambre froide négative
- Quel sol choisir pour une chambre froide négative ?
- Maîtriser le givre et l’humidité en chambre froide négative
- Optimiser l’isolation thermique d’une chambre froide négative
- Normes de stockage et sécurité en chambre froide négative
- Fonctionnement du groupe frigorifique de chambre froide négative
- Maintenance préventive et dépannage chambre froide
- Dimensionnement chambre froide négative : calcul puissance
Chambre froide négative
![]() | Thierry Dubois Directeur Technique — Colddistribution · 22 ans d'expérience CHR ✔ Analyse vérifiée et approuvée"L'hygrométrie est le paramètre le plus souvent absent des tableaux de bord de suivi des chambres froides négatives en CHR — on surveille la température, rarement l'humidité relative. Sauf que ce sont les deux faces d'une même problématique. Une humidité relative élevée à −20 °C génère du givre excessif qui dégrade les échanges de l'évaporateur, une déshydratation des produits non emballés et une usure prématurée des composants électroniques. Le suivi mensuel de l'hygrométrie avec un capteur calibré prend 10 minutes et donne des informations que la seule mesure de température ne fournit pas." |
La maîtrise de l'hygrométrie en chambre froide négative est un paramètre de gestion documenté comme ayant un impact direct sur trois dimensions simultanées — la qualité des produits stockés (brûlure de froid sur les produits non emballés, recristallisation), la performance du groupe frigorifique (encrassement givre de l'évaporateur, surconsommation), et la durabilité de l'installation (corrosion des composants électroniques, dégradation des joints). Les trois leviers d'action documentés sont la réduction des entrées d'humidité (étanchéité, procédures d'accès), la déshumidification active quand les entrées ne peuvent pas être suffisamment réduites, et la programmation des cycles de dégivrage adaptée au niveau d'humidité réel. Pour la gamme de chambres froides disponibles, consultez notre page chambre froide professionnelle
Pourquoi l'humidité excessive pose-t-elle un problème dans une chambre froide négative — sources documentées, mécanismes de dégradation des produits et de l'évaporateur ?
L'humidité dans une chambre froide négative est un phénomène physique inévitable dans certaines limites — le problème survient quand sa quantité dépasse la capacité du système de dégivrage à l'évacuer, ou quand elle génère des dépôts sur les produits avant d'atteindre l'évaporateur.
Sources d'humidité par ordre d'impact documenté : ouvertures de porte (60 à 70 % de l'humidité introduite) — chaque ouverture de 6 secondes dans une chambre à −20 °C avec un couloir à +18 °C et 60 % HR introduit 0,15 à 0,40 g de vapeur d'eau selon le volume de la chambre. Joint EPDM défaillant (20 à 30 %) — infiltration continue, 24 heures sur 24, même porte fermée. Sublimation des produits non emballés ou mal emballés (5 à 10 %) — les cristaux de glace en surface des produits subliment lentement à −20 °C et libèrent de la vapeur d'eau dans l'enceinte. Introduction de produits encore froids mais non congelés (5 à 10 %) — un produit introduit à −5 °C dans une chambre à −20 °C transfère ses dernières calories à l'air de l'enceinte en se solidifiant complètement, libérant une fraction de sa teneur en eau sous forme vapeur.
Impact de l'humidité excessive sur les produits — brûlure de froid et recristallisation documentées : la brûlure de froid (freezer burn) est la dégradation de surface des produits congelés non emballés ou mal emballés exposés à l'air sec d'une chambre froide négative. Elle résulte d'une sublimation locale des cristaux de glace en surface — l'eau passe directement de l'état solide à l'état gazeux sans passer par l'état liquide. Paradoxalement, la brûlure de froid est plus fréquente dans les chambres correctement déshumidifiées (air très sec) que dans les chambres à forte humidité — l'air sec favorise la sublimation. La protection par emballage hermétique est la seule prévention efficace. La recristallisation (transformation des petits cristaux de glace en gros cristaux au fil du stockage) est accélérée par les variations de température — chaque remontée de température de 2 à 3 °C lors d'une ouverture de porte suivi d'une redescente génère une fusion partielle des petits cristaux puis une recongélation en gros cristaux. Ce phénomène dégrade la texture des produits (viandes hachées, glaces, légumes) et est documenté comme perceptible organoleptiquement après 6 à 8 cycles sur des produits sensibles.
Quels systèmes de déshumidification sont efficaces en chambre froide négative — adsorption versus condensation, systèmes hybrides et dimensionnement documentés ?
La déshumidification active d'une chambre froide négative nécessite une technologie spécifique — les déshumidificateurs à condensation standard sont inopérants en dessous de 0 à +5 °C ambiants, laissant la déshumidification par adsorption comme seule technologie active efficace dans les plages négatives.
Déshumidificateur par adsorption (roue dessiccante) — principe et performances à −20 °C : la roue dessiccante est un tambour rotatif imprégné de silicagel ou de zéolite qui adsorbe physiquement les molécules de vapeur d'eau sans changement de phase ni limite de température d'adsorption (voir article sur le givre et l'humidité en chambre froide négative pour le détail du principe). Performances documentées sur installations CHR à −18 °C avec 15 à 25 ouvertures/jour : réduction de l'humidité relative de 85 à 90 % HR vers 70 à 75 % HR en continu — réduction de l'accumulation de givre sur l'évaporateur de 60 à 75 % sur 6 mois. La consommation de la résistance de régénération (800 à 2 500 W selon la capacité) est le poste principal de consommation de la roue dessiccante — à comparer avec l'économie sur les cycles de dégivrage et la réduction de consommation du groupe.
Déshumidificateur à condensation — limites documentées et cas d'usage acceptables : un déshumidificateur à condensation positionné dans le local de service adjacent à la chambre (pas à l'intérieur de la chambre froide) peut traiter l'air du local avant qu'il n'entre dans la chambre lors des ouvertures de porte. Cette configuration réduit l'humidité absolue de l'air intrusif — moins d'humidité introduite lors de chaque ouverture. Valeur documentée : un local de service maintenu à 50 % HR au lieu de 70 % HR réduit l'humidité introduite par ouverture de 30 à 35 %. Coût d'un déshumidificateur à condensation standard pour un local de 20 à 30 m² : 300 à 800 € selon la capacité. Consommation : 200 à 500 W selon le modèle. ROI : 3 à 6 ans selon la fréquence d'ouvertures. Cette solution n'est applicable que si le local adjacent est fermé — un couloir de passage ouvert ne peut pas être déshumidifié de manière efficace.
Dimensionnement du système de déshumidification — capacité requise selon la chambre et le trafic : la capacité d'un déshumidificateur se mesure en kg/h d'eau extraite (ou L/24h en usage résidentiel — unité inadaptée aux usages professionnels en négatif). Estimation du besoin pour une chambre froide négative : humidité introduite par ouverture × nombre d'ouvertures par heure + infiltrations continues par les joints. Pour une chambre de 15 m³ avec 20 ouvertures de 8 secondes par jour et un joint partiellement défaillant sur 10 cm : humidité totale introduite = (20 × 0,25 g) + (80 g/jour joints) = 85 g/jour. Capacité de déshumidification requise : 85 g/jour / 24h = 3,5 g/h minimum — les roues dessiccantes d'entrée de gamme offranto 300 à 500 g/h sont très largement dimensionnées pour cette chambre. Ce calcul permet de détecter si le problème d'humidité est principalement lié aux ouvertures de porte (traitable par des procédures) ou aux défauts d'étanchéité (à traiter en priorité avant tout investissement en déshumidification).
Comment optimiser la circulation d'air dans une chambre froide négative pour homogénéiser l'humidité et la température — vitesse documentée et positionnement de l'évaporateur ?
La circulation d'air dans une chambre froide négative est le vecteur physique qui homogénéise simultanément la température et l'humidité dans l'enceinte — une circulation insuffisante génère des zones de stagnation où l'humidité s'accumule et le givre se forme préférentiellement.
Vitesse de brassage de l'air et impact sur l'homogénéité thermique et hygrométrique — données documentées : l'évaporateur des chambres froides négatives est équipé d'un ventilateur de brassage qui assure la circulation de l'air sur les ailettes froides et dans l'enceinte. Vitesse d'air recommandée dans l'enceinte (à 1 m des parois, dans les allées entre les rayonnages) : 0,2 à 0,5 m/s pour les chambres de stockage standard (viandes, légumes surgelés, plats préparés). En dessous de 0,1 m/s : zones de stagnation documentées, accumulation d'humidité et givre préférentiel sur les parois froides. Au-dessus de 0,7 à 1 m/s : accélération de la sublimation des produits non emballés (brûlure de froid accélérée) et surconsommation électrique des ventilateurs. Pour les produits très sensibles à la dessiccation (pâtisseries, viennoiseries, produits sans emballage hermétique) : 0,1 à 0,2 m/s préférable — flux d'air réduit qui maintient l'homogénéité sans accélérer la sublimation. Mesure sur site : anémomètre à fil chaud (précision ±0,01 m/s en plage basse, adapté aux faibles vitesses en chambre négative).
Positionnement de l'évaporateur — impact documenté sur la distribution de l'humidité dans l'enceinte : l'évaporateur positionné directement face à la porte d'accès crée un circuit préférentiel : l'air humide entrant lors des ouvertures est immédiatement aspiré par le ventilateur de l'évaporateur et déposé sous forme de givre sur les ailettes. Ce circuit court est documenté comme cause d'accumulation de givre plus rapide et plus hétérogène versus un évaporateur positionné sur une paroi perpendiculaire ou opposée à la porte. Le repositionnement de l'évaporateur lors d'une rénovation de chambre réduit de 15 à 25 % la vitesse d'accumulation de givre sur les ailettes, selon les mesures comparatives disponibles. Pour les nouvelles installations, la paroi opposée à la porte ou la paroi latérale est documentée comme la position optimale de l'évaporateur.
Organisation du stockage — impact sur la circulation d'air et l'homogénéité hygrométrique : les produits stockés constituent des obstacles au flux d'air — leur organisation détermine si ce flux contourne les zones de stockage (inefficace pour l'homogénéisation) ou les pénètre (homogénéisation correcte). Recommandations documentées : espace minimal de 15 cm entre les produits et les parois (pour permettre la circulation d'air entre les produits et les surfaces froides), espace minimal de 10 cm entre les rangées de produits (pour permettre le flux d'air de traverser les rayonnages), et espace de 20 à 30 cm sous le plafond entre le sommet des produits et le plafond de la chambre (pour permettre la circulation de l'air chaud vers l'évaporateur). Ces recommandations s'appliquent spécifiquement à la gestion de l'hygrométrie — elles sont parfois en contradiction avec la maximisation du taux de remplissage. Sur les chambres à fort taux d'humidité, réduire le taux de remplissage de 85 à 70 % avec une meilleure organisation peut suffire à résoudre un problème de givre excessif sans investissement supplémentaire.
"Ce que je vérifie en premier sur une chambre froide négative qui givre excessivement : le rideau à lanières. Sur les installations que je visite, dans 4 cas sur 10, les lanières PVC installées sont des lanières standard (non grand froid) qui ont rigidifié à −18 °C et ne se ferment plus après les passages. Les caristes ont pris l'habitude de bloquer le rideau relevé pour ne pas se battre avec lui — porte ouverte en permanence pendant les chargements. Remplacement par des lanières PVC grand froid certifiées pour −30 °C : problème de givre résolu dans la semaine, sans aucune intervention sur le groupe. Coût : 150 à 250 €. Cette vérification de 5 secondes — appuyer sur une lanière à froid pour tester sa souplesse — est le premier diagnostic que je fais." — Thierry Dubois
Comment les hygrostats connectés et les sondes IoT améliorent-ils la maîtrise de l'hygrométrie en chambre froide négative — calibration documentée et protocoles d'alertes ?
Les systèmes de contrôle automatisé de l'hygrométrie — hygrostats analogiques ou capteurs IoT numériques — permettent de détecter précocement les dérives d'humidité et de déclencher les actions correctives avant que le givre n'atteigne un niveau critique documenté.
Hygrostats analogiques versus capteurs IoT numériques — précision à −20 °C et fonctionnalités comparées : l'hygrostat analogique (hygromètre capacitif avec relais de sortie) mesure l'humidité relative et déclenche un signal quand elle dépasse un seuil préréglé. Sa précision à −20 °C est documentée comme dégradée par rapport à la précision nominale (mesurée à +23 °C) — dérive de ±5 à 10 % HR possible à basse température. Le capteur IoT numérique (capteur capacitif numérique avec compensation de température intégrée, précision ±1,5 à 2 % HR dans la plage −20 à −40 °C) transmet ses données en temps réel via Wi-Fi, 4G ou LoRaWAN vers un cloud de surveillance. Les fonctionnalités supplémentaires documentées des capteurs IoT : historisation des données permettant d'identifier les tendances (humidité qui monte progressivement = joint en dégradation, humidité qui monte brusquement après une ouverture = rideau défaillant), génération automatique des relevés pour le PMS, et alertes SMS ou email en cas de dépassement de seuil configurable.
Calibration des sondes d'hygrométrie à basse température — procédure documentée et fréquence recommandée : les capteurs d'humidité relative présentent une dérive à basse température qui doit être compensée par une calibration régulière. Procédure de calibration simplifiée pour les chambres froides négatives CHR : méthode des sels de calibration (solutions salines saturées en ampoules scellées) — les sels de calibration pour 75 % HR et 90 % HR permettent de vérifier la précision du capteur à ±2 % HR. Ces ampoules doivent être équilibrées à la température de mesure avant utilisation (1 à 2 heures à −20 °C) — utiliser des sels de calibration formulés pour basse température (formulations basse température disponibles chez les fournisseurs de métrologie). Fréquence recommandée : calibration semestrielle pour les capteurs en service continu à −20 °C. Un capteur non calibré depuis > 12 mois peut présenter une dérive de 8 à 15 % HR — source d'erreurs de diagnostic significatives. Pour les installations pharmaceutiques ou agroalimentaires avec exigences GMP : calibration par laboratoire accrédité ISO 17025 avec certificat traçable.
Protocoles d'alertes — seuils documentés et hiérarchie des actions correctives : les alertes hygrométriques doivent être configurées avec deux niveaux de seuil documentés comme cohérents avec les enjeux de l'installation. Seuil d'alerte préventive (avertissement) : HR > 85 % pendant plus de 2 heures — déclenche une vérification visuelle de l'état du rideau à lanières et du joint de porte, et contrôle de l'état du givre sur l'évaporateur. Seuil d'alerte critique : HR > 92 % pendant plus de 30 minutes — déclenche une inspection immédiate pour identifier la source d'humidité anormale (porte laissée entrouverte, joint arrachement, rideau bloqué). Ces seuils doivent être consignés dans le PMS (Plan de Maîtrise Sanitaire) de l'établissement avec les actions correctives correspondantes — document exigible lors des contrôles DDPP.
Quels protocoles de maintenance préventive documentent efficacement la maîtrise de l'hygrométrie en chambre froide négative — dégivrage, vérifications et formation du personnel ?
Les protocoles de maintenance préventive liés à l'hygrométrie constituent le niveau d'action le plus opérationnel — ils s'appliquent quotidiennement et hebdomadairement par le personnel de l'établissement sans faire appel à un prestataire technique.
Programmation optimale des cycles de dégivrage selon le niveau d'hygrométrie — fréquences documentées par type d'installation : le dégivrage automatique (par horloge à intervalles fixes) présente une inadéquation documentée avec les besoins réels — les cycles se déclenchent à intervalles fixes même quand le givre est minimal (nuits, jours fériés) et peuvent être insuffisants lors des périodes de fort trafic. La programmation adaptée au niveau d'humidité réel, pilotée par hygrostat (dégivrage déclenché quand HR > 85 % pendant 2 heures) ou par mesure de la différence de pression d'air à travers l'évaporateur (dégivrage déclenché quand la perte de charge augmente de 20 à 30 % versus le nominal), réduit le nombre de cycles inutiles de 15 à 30 % documenté. Fréquences de base recommandées selon le profil d'usage : chambre avec < 10 ouvertures/jour : 2 cycles/24h. Chambre avec 10 à 25 ouvertures/jour : 3 à 4 cycles/24h. Chambre avec > 25 ouvertures/jour : 4 à 6 cycles/24h avec déclenchement hygrostatique complémentaire.
Vérifications régulières documentées pour la maîtrise de l'hygrométrie — points de contrôle par fréquence : contrôle hebdomadaire : inspection visuelle du givre sur l'évaporateur entre deux dégivrages (épaisseur cible < 3 mm — au-delà, ajuster la fréquence des cycles), vérification du rideau à lanières (souplesse à froid — test de flexion manuelle, une lanière qui ne revient pas spontanément en position = à remplacer), contrôle du clapet de décompression (libre de tout givre). Contrôle mensuel : test du joint de porte au papier en 8 positions, calibration du capteur hygrométrique (comparaison avec sel de calibration 75 % HR), inspection du drain d'évacuation du dégivrage (écoulement libre lors d'un cycle de dégivrage déclenché manuellement). Ces contrôles doivent être consignés dans un registre de maintenance avec signature de l'opérateur — traçabilité exigible lors des contrôles DDPP.
Formation du personnel — gestes documentés réduisant l'humidité introduite : la formation aux accès de chambre froide négative porte sur trois comportements dont l'impact sur l'hygrométrie est documenté et mesurable. Préparation des sorties avant l'ouverture (liste préparée, commande de picking finalisée) : réduit la durée d'ouverture de 25 à 30 secondes à 6 à 8 secondes — réduction de l'humidité introduite par accès de 75 à 80 %. Organisation des chargements en groupe (tous les produits à entrer en une seule ouverture) : réduction documentée du nombre d'accès de 20 à 40 % sur les installations ayant adopté cette organisation. Vérification systématique de la fermeture de porte après chaque accès : prévention des portes entrouverte, cause de remontée de l'HR de 80 % à > 90 % en 15 à 20 minutes documentée. Ces comportements s'acquièrent en 20 minutes de formation — leur impact sur la consommation électrique est mesurable sur la facture mensuelle suivante.
Questions fréquentes sur la maîtrise de l'hygrométrie en chambre froide négative professionnelle
- La déshydratation des produits stockés en chambre froide négative (brûlure de froid) est-elle liée à une humidité trop faible ou trop élevée — et comment l'éviter sans compromettre la performance du groupe ?
La brûlure de froid est paradoxalement plus fréquente dans les chambres à faible humidité relative (air sec) que dans les chambres à forte humidité — l'air sec favorise la sublimation des cristaux de glace en surface des produits non emballés. Le mécanisme documenté : la pression de vapeur d'eau à la surface des cristaux de glace du produit est supérieure à la pression partielle de vapeur d'eau dans l'air sec de l'enceinte — la vapeur migre du produit vers l'air, générant un assèchement progressif de la surface documenté comme visible en 2 à 6 semaines sur les produits exposés. La prévention la plus efficace est l'emballage hermétique — il supprime le contact entre la surface du produit et l'air sec. Pour les produits non emballés (viandes en carcasse, fromages en cave négative) : maintenir l'HR > 80 à 85 % limite la sublimation. Sauf que 80 à 85 % HR génère plus de givre sur l'évaporateur — compromis à arbitrer selon la valeur des produits non emballés versus le coût des dégivrages supplémentaires. Pour la plupart des CHR, l'emballage hermétique de tous les produits est la solution la plus simple — elle résout simultanément la brûlure de froid, la contamination croisée et les pertes de poids, sans modifier les réglages de l'installation.
- Les bactéries psychrotrophes comme Listeria monocytogenes prolifèrent-elles davantage en ambiance humide dans une chambre froide négative — et quelle relation y a-t-il entre hygrométrie et risque microbiologique ?
À −20 °C, Listeria monocytogenes est documentée comme incapable de se multiplier activement — sa limite de croissance est de −1,5 °C. L'humidité relative à −20 °C n'influence pas directement la multiplication bactérienne dans cette plage de température. Le lien documenté entre hygrométrie et risque microbiologique en chambre froide négative est indirect : la condensation qui se forme lors des dégivrages (eau à 0 à +5 °C sur les parois, les joints et les coins de la chambre) constitue un milieu à température positive favorable à la multiplication de L. monocytogenes pendant les 20 à 40 minutes du cycle de dégivrage. Les zones de condensation persistante (parois froides en face de joints défaillants, zones basses à fort dépôt de condensats) sont documentées dans les études microbiologiques de l'ANSES comme points de contamination préférentielle. La prévention : nettoyage et désinfection des zones de condensation après chaque cycle de dégivrage, traçabilité dans le PMS, et limitation des condensations persistantes par traitement des joints défaillants et des ponts thermiques. L'hygrométrie est donc un indicateur indirect du risque microbiologique via les condensations — pas via la multiplication bactérienne directe à −20 °C.
- Comment vérifier que les cycles de dégivrage d'une chambre froide négative sont correctement réglés par rapport à l'humidité réelle de l'installation — sans équipement spécialisé ?
Méthode pratique en 3 observations, réalisable par l'exploitant sans équipement spécialisé. Observation 1 — état du givre sur l'évaporateur en milieu de cycle inter-dégivrage : ouvrir la chambre 4 à 6 heures après le dernier cycle de dégivrage et inspecter visuellement les ailettes de l'évaporateur. Givre < 2 mm, ailettes visibles : cycles correctement fréquents, pas d'humidité excessive. Givre 3 à 5 mm : légèrement sous-fréquencé ou humidité légèrement élevée — augmenter d'un cycle par 24h et surveiller. Givre > 6 mm, ailettes invisibles : sous-fréquencé ou humidité importante — vérifier le rideau et le joint en priorité, puis ajuster les cycles. Observation 2 — état du sol après un cycle de dégivrage : un sol légèrement humide au seuil de la porte après un dégivrage est normal. Un sol avec flaques persistantes après 30 minutes = drain obstrué ou cordon chauffant du drain défaillant. Observation 3 — consommation électrique mensuelle : une surconsommation progressive sur 2 à 3 mois sans changement d'usage (produits, fréquence d'accès) signale généralement une accumulation progressive de givre — déclencheur pour un diagnostic de l'étanchéité et de la fréquence de dégivrage.
| Délai de livraison | 10 à 15 Jours |
|---|---|
| Sens d'ouverture | Au choix |
| Délai de livraison | 3 - 4 semaines |
|---|---|
| Groupe tropicalisé | + 43°C |
| Montage | Facile à monter |
| Délai de livraison | 2 à 4 jours |
|---|---|
| Capacité | 600 Litres |
| Gaz réfrigérant | R600a |
| Réfrigération | Statique |
| Type de froid | Négatif |
| Température de fonctionnement | -18°c -23°c |
| Type de porte(s) | Pleine |
| Nombre de portes | 1 |
| Étiquette énergétique | C |
| Dimensions | L 775 x P 744 x H 1900 mm |
| Puissance | 3.177 kwh/24h |
| Tension | 220 Volt |
| Classe climatique | +38°C |
| Porte réversible | Non |
| Fréquence | 50 Hz |
| Construction | Acier peint |
| Dégivrage | Manuel |
| Poids | 80KG |
| Clayette | 7 |
| Eclairage | Oui |
| Thermostat(s) | Numérique |
| Serrure | oui |
| Délai de livraison | 2 à 4 jours |
|---|---|
| Capacité | 600 Litres |
| Gaz réfrigérant | R290 |
| Réfrigération | Air brassé |
| Type de froid | Négatif |
| Température de fonctionnement | -18°C -23°C |
| Type de porte(s) | Pleine |
| Nombre de portes | 1 |
| Étiquette énergétique | C |
| Dimensions | L 775 X P 705 X H 1900 mm |
| Tension | 220 Volt |
| Porte réversible | Non |
| Fréquence | 50 Hz |
| Construction | Acier peint |
| Dégivrage | Manuel |
| Poids | 80 Kg |
| Clayette | 6 |
| Eclairage | Non |
| Thermostat(s) | Numérique |
| Serrure | oui |
| Délai de livraison | 2 à 4 jours |
|---|---|
| Capacité | 598L |
| Gaz réfrigérant | R290 |
| Réfrigération | Air brassé |
| Type de froid | Négatif |
| Température de fonctionnement | -18°C -23°C |
| Type de porte(s) | Pleine |
| Nombre de portes | 1 |
| Étiquette énergétique | B |
| Dimensions | L 705 X P 865 X H 2090 |
| Tension | 220 Volt |
| Classe climatique | +38°C |
| Porte réversible | Non |
| Fréquence | 50 Hz |
| Construction | Inox |
| Dégivrage | Automatique |
| Poids | 125 KG |
| Eclairage | Oui |
| Thermostat(s) | Numérique |
| Serrure | oui |
| Inclus | 4 roulettes |
| Délai de livraison | 2 à 4 jours |
|---|---|
| Capacité | 1400L |
| Infos | 6 ROULETTES |
| Gaz réfrigérant | R290 |
| Réfrigération | Air brassé |
| Type de froid | Négatif |
| Température de fonctionnement | -23°c -18°c |
| Type de porte(s) | Pleine |
| Nombre de portes | 1 |
| Étiquette énergétique | B |
| Dimensions | L 1430 x P 865 x H 2090 |
| Tension | 220 Volt |
| Porte réversible | Oui |
| Fréquence | 50 Hz |
| Construction | Inox |
| Dégivrage | Automatique |
| Eclairage | Oui |
| Thermostat(s) | Numérique |
| Serrure | oui |








