Optimiser l’isolation thermique d’une chambre froide négative
- Pourquoi une chambre froide négative génère-t-elle de l’humidité et comment la maîtriser ?
- Pourquoi faut-il un clapet de décompression dans une chambre froide négative ?
- Comment contrôler l’hygrométrie d’une chambre froide négative pour une conservation optimale ?
- Quelle est la température idéale pour une chambre froide négative ?
- Guide complet des portes pour chambre froide négative
- Quel sol choisir pour une chambre froide négative ?
- Maîtriser le givre et l’humidité en chambre froide négative
- Normes de stockage et sécurité en chambre froide négative
- Fonctionnement du groupe frigorifique de chambre froide négative
- Maintenance préventive et dépannage chambre froide
- Dimensionnement chambre froide négative : calcul puissance
Chambre froide négative
![]() | Thierry Dubois Directeur Technique — Colddistribution · 22 ans d'expérience CHR ✔ Analyse vérifiée et approuvée"Ce que l'on voit le plus souvent sur les installations négatives qui surconsomment : des panneaux de 80 mm au lieu de 100 mm, avec une économie à l'achat de 8 à 12 % sur le coût de l'enveloppe — mais une surconsommation de 18 à 25 % sur la facture électrique annuelle pendant toute la durée de vie de l'installation. Sur 10 ans à 0,22 €/kWh, l'économie initiale est effacée en moins de 24 mois. Le vrai levier de rentabilité d'une chambre froide négative, c'est le choix de l'épaisseur d'isolation à la conception — pas le prix du groupe frigorifique." |
L'isolation thermique d'une chambre froide négative conditionne directement la consommation électrique sur toute la durée de vie de l'installation, la stabilité structurelle de la dalle (risque de soulèvement par gel), et la conformité aux températures réglementaires de −18 °C. Les quatre composantes documentées comme critiques sont l'isolation du sol (épaisseur et gestion du gel de dalle), les panneaux sandwich polyuréthane (épaisseur 100 mm minimum, densité 38 à 42 kg/m³, lambda en vieillissement), la suppression des ponts thermiques aux jonctions, et les dispositifs de sécurité structurelle et humaine (clapet de décompression, cordons chauffants, décondamnation). Pour les équipements disponibles, consultez notre gamme chambres froides négatives professionnelles
Pourquoi l'isolation du sol d'une chambre froide négative est-elle critique — gel de dalle, soulèvement structural et revêtement antidérapant ?
L'isolation du sol d'une chambre froide négative est le composant le plus sollicité mécaniquement et le plus souvent sous-dimensionné dans les installations de petite et moyenne taille — ses défaillances génèrent des dégâts structurels documentés comme irréparables sans démontage complet.
Mécanisme du soulèvement de dalle par gel — physique documentée et conséquences structurelles : quand une chambre froide négative est mise en service sur une dalle béton non isolée, le froid se propage progressivement dans le support. L'eau contenue dans le sol (capillarité depuis le sous-sol, humidité résiduelle du béton) gèle à partir de 0 °C — expansion volumique de 9 % lors du changement d'état liquide → glace. Pour une couche de sol saturé de 5 cm d'épaisseur qui gèle complètement : expansion de 4,5 mm vers le haut. Cette expansion est documentée comme suffisante pour déformer les panneaux de sol, créer des fissures dans la dalle béton et dans les joints d'assemblage des panneaux muraux, et dans les cas extrêmes soulever l'ensemble de la structure de la chambre de 2 à 8 mm selon la teneur en eau du support. Ce phénomène est progressif (6 à 18 mois pour atteindre son amplitude maximale) et irréversible sans démontage — la dalle continue à se fissurer et les panneaux continuent à se déformer tant que l'isolation du sol n'est pas correcte. L'isolation du sol en polyuréthane (100 mm minimum en négatif, 60 à 80 mm en positif) crée une barrière thermique qui maintient la dalle béton au-dessus de 0 °C — pas de gel, pas d'expansion, pas de soulèvement.
Décaissé de sol — avantages opérationnels et mise en œuvre documentée : le décaissé (abaissement du niveau du sol de la chambre par rapport au sol extérieur pour aligner les deux niveaux) est une solution documentée comme améliorant significativement la logistique des chambres froides négatives professionnelles. Sans décaissé, la chambre présente un seuil de 100 à 150 mm de hauteur (cumul de l'isolation sol + revêtement) — une marche que les transpalettes et chariots élévateurs doivent franchir en choc lors de chaque entrée/sortie. Ces chocs répétés génèrent une usure prématurée des bords de panneaux et des risques de désolidarisation des joints. Avec un décaissé de 100 à 150 mm dans la dalle béton, le sol de la chambre est au niveau du sol extérieur — passage de transpalette sans choc. Le décaissé est réalisé lors de la construction ou de la rénovation du local, avant l'installation des panneaux de sol — son coût est de 15 à 30 €/m² selon la surface et l'accessibilité.
Revêtements de sol — caractéristiques techniques requises à −25 °C : le revêtement de sol d'une chambre froide négative doit satisfaire trois critères simultanés — résistance mécanique aux charges (palettes chargées de 800 à 1 500 kg, chariots jusqu'à 3 000 kg), antidérapance (coefficient de frottement ≥ 0,30 selon NF EN 13036-4 pour les sols humides ou givrés), et résistance thermique à −25 °C sans fragilisation ni fissuration. L'inox strié (AISI 304, épaisseur 1,5 à 3 mm) présente la meilleure résistance aux chocs et aux charges lourdes — coefficient de frottement de 0,35 à 0,45 selon le type de striation. Le bois bakélisé (contreplaqué imprégné de phénol-formaldéhyde) est acceptable pour les stockages statiques avec peu de circulation de chariots — durabilité inférieure à l'inox en zone de passage intense. La résine époxy ou polyuréthane coulée présente une excellente adhérence au support et des propriétés antidérapantes configurables (agrégats de quartz ou carborundum) — moins résistante aux chocs ponctuels qu'un revêtement métallique.
Quels panneaux sandwich polyuréthane choisir pour une chambre froide négative — épaisseur 100 mm, densité et performance lambda sur 10 ans ?
Les panneaux sandwich polyuréthane des chambres froides négatives sont la composante dont les spécifications techniques conditionnent le plus directement la consommation électrique de l'installation sur 10 à 15 ans d'exploitation.
Épaisseur 100 mm minimum — calcul documenté du surcoût énergétique des panneaux sous-dimensionnés : pour une chambre froide négative maintenue à −20 °C dans un local à +20 °C (ΔT = 40 °C), la résistance thermique d'un panneau PU de 100 mm de densité 38 kg/m³ (lambda = 0,024 W/m·K) est de R = 0,100 / 0,024 = 4,17 m²·K/W. Un panneau de 80 mm : R = 0,080 / 0,024 = 3,33 m²·K/W. La perte thermique par m² de paroi est de Q = ΔT / R = 40 / 4,17 = 9,6 W/m² pour 100 mm versus 40 / 3,33 = 12,0 W/m² pour 80 mm — soit 25 % de pertes supplémentaires avec 80 mm. Pour une chambre de 12 m² de surface de parois (4 m × 3 m × 2,5 m) : pertes totales de 115 W avec 100 mm versus 144 W avec 80 mm — différence de 29 W en continu. Sur 8 760 heures annuelles, avec un COP du groupe de 1,5 : consommation électrique supplémentaire avec 80 mm = 29 × 8 760 / 1 500 = 169 kWh/an, soit 37 €/an à 0,22 €/kWh. Sur 10 ans : 370 € de surcoût électrique pour 12 m² de parois — à comparer au surcoût des panneaux 100 mm versus 80 mm : 8 à 12 % du coût des panneaux, généralement 200 à 400 € pour cette surface. Retour sur investissement du surdimensionnement à 100 mm versus 80 mm : 5 à 11 ans sur la seule composante électrique. Sur des chambres de plus grande surface (> 30 m²), le ROI descend à 2 à 4 ans.
Densité du polyuréthane injecté — impact sur la performance mécanique et thermique : les panneaux sandwich PU sont classifiés par la densité du cœur en polyuréthane — paramètre qui conditionne simultanément la résistance à la compression (charge admissible au sol) et le coefficient lambda (performances thermiques). Densité 30 à 32 kg/m³ (entrée de gamme) : lambda = 0,030 à 0,035 W/m·K, résistance à la compression de 0,10 à 0,15 MPa — insuffisant pour les panneaux de sol sous charge de chariots (> 0,20 MPa requis). Densité 38 à 42 kg/m³ (gamme professionnelle) : lambda = 0,022 à 0,026 W/m·K, résistance à la compression de 0,18 à 0,25 MPa — adapté aux parois et plafonds des chambres négatives. Densité 45 à 55 kg/m³ (panneaux de sol spéciaux) : lambda = 0,020 à 0,024 W/m·K, résistance à la compression de 0,30 à 0,50 MPa — adapté aux sols sous chariots élévateurs. On déconseille les panneaux de paroi à densité 30 kg/m³ pour les chambres froides négatives — les cycles thermiques répétés (mise en service, ouverture, dégivrage) génèrent des contraintes mécaniques sur la mousse que les densités basses absorbent moins bien, documentant une dégradation des performances 20 à 30 % plus rapide sur 5 ans versus la densité 38 à 42 kg/m³.
Vieillissement du lambda sur 10 ans — anticipation documentée dans le dimensionnement : le lambda du polyuréthane augmente progressivement avec le temps par deux mécanismes — migration du gaz de soufflage (cyclopentane ou CO2 selon les fabricants) depuis les cellules fermées du PU vers l'extérieur, et diffusion d'air dans les cellules. L'augmentation documentée du lambda est de 15 à 30 % sur 10 ans selon la qualité de la mousse et de l'étanchéité des parements. Pour un panneau initialement à lambda = 0,024 W/m·K : lambda à 10 ans = 0,028 à 0,031 W/m·K. Cette dégradation est prévisible et doit être intégrée dans le dimensionnement en surdimensionnant l'épaisseur de 10 à 15 % par rapport au minimum calculé pour les performances initiales — soit 110 mm au lieu de 100 mm si 100 mm est le minimum calculé.
Comment supprimer les ponts thermiques d'une chambre froide négative — assemblage cam-lock, silicone alimentaire et rideaux à lanières PVC ?
Les ponts thermiques d'une chambre froide négative sont les zones de l'enveloppe isolante où la résistance thermique est localement réduite — jonctions entre panneaux, interfaces sol/mur/plafond, passages de câbles et de conduits. Leur suppression est la deuxième action sur la consommation après le choix de l'épaisseur des panneaux.
Assemblage des panneaux — systèmes cam-lock et étanchéité des joints longitudinaux : les panneaux sandwich professionnels sont assemblés par un système de verrouillage excentrique (cam-lock ou clé-lock) — des excentriques métalliques intégrés dans les chants des panneaux permettent le serrage des panneaux adjacents sans vis apparentes. Ce système assure un emboîtement mâle-femelle serré qui minimise le jeu entre panneaux et réduit les ponts thermiques au joint. La qualité de l'étanchéité au joint dépend de trois paramètres : planéité du support (défaut de planéité > 3 mm sur 2 m génère un jeu résiduel au joint), qualité du mastic d'étanchéité (silicone alimentaire à froid — température d'application minimum −10 °C — versus silicone standard qui ne durcit pas correctement à basse température), et serrage complet de tous les cam-locks (un cam-lock non serré laisse un jeu de 0,5 à 1,5 mm à l'assemblage). Vérification recommandée : mesure de la température de surface des joints après mise en service avec un thermomètre infrarouge — une zone de joint présentant une température de surface extérieure notablement plus basse que les panneaux adjacents indique un pont thermique résiduel au joint.
Continuité de l'isolant aux angles — traitement documenté des jonctions critiques : les angles intérieurs et extérieurs de la chambre (jonctions sol/mur, mur/plafond) sont les zones où la continuité de l'enveloppe isolante est la plus difficile à maintenir. Sur une chambre froide négative bien conçue, ces angles sont traités par des panneaux d'angle spécifiques (panneaux avec rupture dans l'axe de l'angle, permettant un emboîtement à 90° sans découpe) ou par des profilés aluminium à rupture thermique qui cachent la jointure tout en maintenant l'étanchéité. Les erreurs documentées lors du montage : espace résiduel à l'angle comblé uniquement par du silicone sans panneau d'angle (pont thermique de conductivité élevée par le silicone seul, lambda = 0,2 à 0,4 W/m·K versus 0,024 W/m·K pour le PU), et panneaux d'angle mal coupés laissant des interstices comblés par de la mousse expansive (lambda = 0,030 à 0,040 W/m·K — acceptable mais inférieur au PU injecté du panneau).
Rideaux à lanières PVC — réduction documentée des pertes à l'ouverture de porte : les rideaux à lanières PVC transparent (épaisseur 3 à 5 mm, largeur de lanière 200 à 300 mm) montés sur la face intérieure de la porte de la chambre réduisent les échanges thermiques lors des ouvertures de porte de 40 à 60 % selon les études de performance documentées. Le mécanisme : le rideau de lanières constitue une barrière physique contre l'entrée massive d'air chaud lors de l'ouverture — l'air chaud doit pousser chaque lanière individuellement pour entrer, ce qui ralentit et divise le flux d'air intrusif. Pour une chambre ouverte 20 fois par jour avec un sas d'accès non isolé (température de la zone d'accès = +18 °C) : l'économie documentée avec rideau PVC est de 85 à 140 kWh/an pour une chambre de 10 m³. Entretien : les lanières PVC se dégradent par fragilisation (cassures dans les zones de flexion répétée) et par encrassement — inspection trimestrielle et remplacement des lanières fissurées ou rigidifiées, car une lanière fendue laisse passer l'air sans résistance.
"Le détail d'assemblage qui fait la différence entre une chambre froide négative qui tient ses performances dans le temps et une qui se dégrade : l'application du silicone alimentaire avant le serrage des cam-locks, pas après. Le silicone doit être comprimé dans le joint lors du serrage pour former un bouchon étanche — appliqué après le serrage, il ne pénètre pas dans le joint et se décolle en 6 à 18 mois. Ce geste de 3 minutes par joint est la différence entre 15 ans d'étanchéité optimale et une dégradation progressive des performances dès la troisième année." — Thierry Dubois
Quels dispositifs de sécurité structurelle et humaine sont obligatoires sur une chambre froide négative — clapet, cordons chauffants et éclairage certifié ?
Les dispositifs de sécurité d'une chambre froide négative couvrent deux dimensions distinctes — la sécurité structurelle (intégrité de l'enveloppe face aux contraintes de pression différentielle) et la sécurité des personnes (impossibilité d'être enfermé et risque d'hypothermie).
Clapet de décompression — mécanisme, dimensionnement et entretien préventif : le clapet de décompression (ou soupape de décompression) est un dispositif passif qui s'ouvre automatiquement quand la dépression dans la chambre dépasse un seuil préréglé (30 à 50 Pa). Comme documenté dans l'article sur le fonctionnement du groupe frigorifique, une chambre de 10 m³ refroidissant de 20 °C à −20 °C génère une dépression de 138 hPa — force de 140 kg/m² sur les parois. Sans clapet, cette force peut déformer les panneaux (décollement des parements du core PU sur les zones de surface exposée) et rendre la porte impossible à ouvrir de l'intérieur. Dimensionnement : un clapet de 40 à 50 mm de diamètre est suffisant pour les chambres jusqu'à 20 m³. Pour les chambres de 20 à 50 m³, deux clapets ou un clapet de 80 mm. Entretien : vérification trimestrielle du libre mouvement du clapet (ouverture manuelle depuis l'extérieur) — le givre est la première cause de blocage documentée sur les chambres négatives. Un clapet givré ne s'ouvre plus et laisse s'installer une dépression progressive.
Cordons chauffants sur les cadres de porte et les drains — rôle technique documenté : les cordons chauffants sur les cadres de porte (résistances filaires de 10 à 25 W enroulées dans le profil du cadre métallique de la porte) maintiennent le métal de la porte au-dessus de 0 °C — empêchant le gel des joints EPDM sur le cadre. Sans cordon chauffant, les joints gèlent en position comprimée lors des phases d'arrêt prolongé — quand la chambre est ouverte le lendemain matin, l'arrachement du joint congelé sur le cadre est documenté comme cause fréquente de déchirure du joint. Les cordons chauffants du drain d'évacuation du dégivrage maintiennent le conduit au-dessus de 0 °C pendant les cycles de dégivrage — voir l'article sur le fonctionnement du groupe frigorifique pour les détails de mise en service.
Éclairage LED certifié grand froid — exigences IP et température minimale documentée : l'éclairage d'une chambre froide négative doit être certifié pour un fonctionnement à −25 à −30 °C minimum (à vérifier dans la fiche technique du luminaire). Les luminaires LED non certifiés grand froid présentent une dégradation du flux lumineux à basse température (baisse de 15 à 40 % du flux entre +25 °C et −20 °C selon les puces LED utilisées) et une fragilisation du diffuseur en polycarbonate (microfissures après 200 à 500 cycles thermiques). Indice de protection IP65 minimum (protection contre les jets d'eau basse pression) — les condensats de dégivrage et les nettoyages à l'eau nécessitent cette protection. Pour les luminaires exposés directement aux cycles de dégivrage par ruissellement : IP67 ou IP68 recommandé. L'éclairage des chambres froides négatives est soumis à l'article R4224-6 du Code du travail (éclairage de sécurité dans les lieux de travail) — niveau d'éclairement minimum de 100 lux au sol.
Quelles sont les obligations réglementaires de sécurité des personnes dans une chambre froide négative — décondamnation, alarmes et formation du personnel ?
Les obligations de sécurité des personnes dans une chambre froide négative sont définies par le Code du travail et par les normes techniques associées — leur non-respect constitue une infraction documentée lors des inspections du travail.
Décondamnation intérieure — obligation réglementaire et dispositifs conformes : l'article R4224-11 du Code du travail (locaux à température basse) impose que les personnes puissent quitter les locaux réfrigérés à tout moment — même en cas de blocage par dépression ou par gel de la porte. Cette obligation se traduit par deux dispositifs complémentaires : une poignée de décondamnation à l'intérieur de la porte (déverrouillage depuis l'intérieur sans clé), facilement identifiable dans l'obscurité (poignée phosphorescente ou bande rétroréfléchissante), et une alarme d'"homme enfermé" (bouton d'appel situé à l'intérieur de la chambre qui déclenche une alarme sonore et visuelle à l'extérieur). Ces deux dispositifs doivent être testés lors de la mise en service et périodiquement (mensuel recommandé dans les guides de bonnes pratiques). La poignée de décondamnation doit fonctionner quelle que soit la dépression interne — c'est la raison pour laquelle le clapet de décompression et la poignée de décondamnation sont des dispositifs complémentaires, pas alternatifs.
Risque hypothermique et réglementation sur les durées d'exposition : l'article R4213-7 du Code du travail (travailleurs exposés au froid) impose à l'employeur de limiter la durée d'exposition au froid, de fournir des équipements de protection individuelle adaptés (combinaison grand froid, gants, chaussures isolantes) et de mettre en place une organisation du travail qui permet des pauses de réchauffement régulières. Pour une chambre à −20 °C, la température d'effet ressenti par le travailleur dépend du vent généré par les ventilateurs de l'évaporateur — ce vent peut abaisser la température ressentie de 5 à 8 °C supplémentaires. La durée maximale d'exposition sans protection thermique complète à −20 °C est de 10 à 15 minutes selon les normes physiologiques — au-delà, risque d'hypothermie localisée des mains et des pieds documenté. La formation du personnel aux procédures de sortie rapide et aux signes d'hypothermie est exigée par l'article L4141-2 du Code du travail — à consigner dans le registre de formation de l'établissement.
Questions fréquentes sur l'isolation thermique d'une chambre froide négative
- Une chambre froide négative installée sur une dalle béton existante nécessite-t-elle systématiquement une isolation par le dessous (dans la dalle) ou l'isolation au-dessus de la dalle est-elle suffisante ?
L'isolation au-dessus de la dalle (complexe de sol posé sur la dalle béton existante) est suffisante pour prévenir le soulèvement par gel — à condition que la dalle béton soit elle-même bien drainée et non saturée en eau. L'isolation par le dessous (intervention sur la dalle elle-même, réservée aux constructions neuves) n'est généralement pas réalisable sur une dalle existante en exploitation. Ce qui détermine si l'isolation au-dessus de la dalle est suffisante : la teneur en humidité de la dalle et du sol sous la dalle. Sur une dalle béton récente (< 5 ans) posée sur une sous-couche drainante (gravillon + géotextile), l'isolation au-dessus est documentée comme suffisante. Sur une dalle ancienne avec remontées d'humidité capillaires visibles (taches d'humidité sur la surface de la dalle, efflorescences blanches) : un traitement de la dalle par hydrofugeant pénétrant ou par application d'une membrane d'étanchéité est nécessaire avant la pose de l'isolation au-dessus — sans ce traitement, l'humidité s'accumule sous l'isolant et peut geler malgré la barrière thermique.
- Les panneaux sandwich PU d'une chambre froide négative peuvent-ils être réutilisés lors du déménagement d'un fonds de commerce — et comment évaluer leur état avant réutilisation ?
Oui — les panneaux sandwich PU sont des éléments modulaires démontables et remontables si leur état le permet. La réutilisation est économiquement intéressante si les panneaux ont moins de 8 à 10 ans de service. Évaluation avant réutilisation : inspection visuelle des parements (acier ou inox) pour détecter la corrosion, les déformations permanentes ou les impacts. Vérification de l'intégrité de l'isolant PU en enfonçant légèrement le doigt sur les parements (un parement qui "rend" sous légère pression indique un délaminage du PU du parement — panneau à remplacer). Mesure de l'épaisseur des panneaux au comparateur ou au pied à coulisse — un panneau comprimé mécaniquement présente une épaisseur inférieure à la valeur nominale. Vérification des chants d'assemblage (profils mâles-femelles) — des chants déformés rendent l'assemblage étanche impossible même avec du mastic. En pratique, les panneaux de parois et de plafond ont une durée de vie de 15 à 25 ans s'ils ont été correctement assemblés et entretenus. Les panneaux de sol sont les plus exposés à l'usure mécanique — leur réutilisation est acceptable uniquement si les 50 cycles de charge (200 000 passages de chariot ou plus) n'ont pas généré de micro-fissures dans le core PU.
- Quelle est la valeur du coefficient de transmission thermique global (coefficient U) d'une chambre froide négative bien conçue — et comment la mesurer sur une installation existante ?
Pour une chambre froide négative avec panneaux PU 100 mm densité 38 kg/m³ correctement assemblés (sans ponts thermiques majeurs) : coefficient U global des parois de 0,24 à 0,30 W/m²·K (valeur nominale du panneau de 0,22 à 0,24 W/m·K, plus la contribution des joints et des assemblages d'angle). Pour les panneaux de sol 120 mm haute densité : U de 0,18 à 0,22 W/m²·K. Ces valeurs sont à comparer aux valeurs de référence DTU 13.12 et aux exigences de la RT 2020 pour les entrepôts frigorifiques. Mesure sur une installation existante : méthode du flux-mètre (fluxmètre posé sur la paroi côté chaud pendant 24 heures avec mesure simultanée des températures de part et d'autre de la paroi) — donne le U réel incluant les ponts thermiques et le vieillissement du lambda. Méthode simplifiée sans instrument spécialisé : mesurer la consommation électrique du groupe sur 24 heures en régime stable (portes fermées, pas de dégivrage, pas de chargement), calculer la puissance frigorifique réelle = consommation électrique × COP du groupe. La puissance frigorifique réelle = pertes thermiques totales de l'enceinte. Diviser par la surface totale des parois × ΔT ambiant/intérieur = U global mesuré en conditions réelles.
Approfondir :
| Délai de livraison | 10 à 15 Jours |
|---|---|
| Sens d'ouverture | Au choix |
| Délai de livraison | 3 - 4 semaines |
|---|---|
| Groupe tropicalisé | + 43°C |
| Montage | Facile à monter |
| Délai de livraison | 2 à 4 jours |
|---|---|
| Capacité | 600 Litres |
| Gaz réfrigérant | R600a |
| Réfrigération | Statique |
| Type de froid | Négatif |
| Température de fonctionnement | -18°c -23°c |
| Type de porte(s) | Pleine |
| Nombre de portes | 1 |
| Étiquette énergétique | C |
| Dimensions | L 775 x P 744 x H 1900 mm |
| Puissance | 3.177 kwh/24h |
| Tension | 220 Volt |
| Classe climatique | +38°C |
| Porte réversible | Non |
| Fréquence | 50 Hz |
| Construction | Acier peint |
| Dégivrage | Manuel |
| Poids | 80KG |
| Clayette | 7 |
| Eclairage | Oui |
| Thermostat(s) | Numérique |
| Serrure | oui |
| Délai de livraison | 2 à 4 jours |
|---|---|
| Capacité | 600 Litres |
| Gaz réfrigérant | R290 |
| Réfrigération | Air brassé |
| Type de froid | Négatif |
| Température de fonctionnement | -18°C -23°C |
| Type de porte(s) | Pleine |
| Nombre de portes | 1 |
| Étiquette énergétique | C |
| Dimensions | L 775 X P 705 X H 1900 mm |
| Tension | 220 Volt |
| Porte réversible | Non |
| Fréquence | 50 Hz |
| Construction | Acier peint |
| Dégivrage | Manuel |
| Poids | 80 Kg |
| Clayette | 6 |
| Eclairage | Non |
| Thermostat(s) | Numérique |
| Serrure | oui |
| Délai de livraison | 2 à 4 jours |
|---|---|
| Capacité | 598L |
| Gaz réfrigérant | R290 |
| Réfrigération | Air brassé |
| Type de froid | Négatif |
| Température de fonctionnement | -18°C -23°C |
| Type de porte(s) | Pleine |
| Nombre de portes | 1 |
| Étiquette énergétique | B |
| Dimensions | L 705 X P 865 X H 2090 |
| Tension | 220 Volt |
| Classe climatique | +38°C |
| Porte réversible | Non |
| Fréquence | 50 Hz |
| Construction | Inox |
| Dégivrage | Automatique |
| Poids | 125 KG |
| Eclairage | Oui |
| Thermostat(s) | Numérique |
| Serrure | oui |
| Inclus | 4 roulettes |
| Délai de livraison | 2 à 4 jours |
|---|---|
| Capacité | 1400L |
| Infos | 6 ROULETTES |
| Gaz réfrigérant | R290 |
| Réfrigération | Air brassé |
| Type de froid | Négatif |
| Température de fonctionnement | -23°c -18°c |
| Type de porte(s) | Pleine |
| Nombre de portes | 1 |
| Étiquette énergétique | B |
| Dimensions | L 1430 x P 865 x H 2090 |
| Tension | 220 Volt |
| Porte réversible | Oui |
| Fréquence | 50 Hz |
| Construction | Inox |
| Dégivrage | Automatique |
| Eclairage | Oui |
| Thermostat(s) | Numérique |
| Serrure | oui |








